L’avènement de la forme Mutations, interactions, émotions et imperfections.

Auteurs-es

  • Jacques Fontanille CeReS - Centre de Recherches Sémiotiques, Université de Limoges, France

DOI :

https://doi.org/10.18145/signifiances.v4i1.265

Résumé

Nous parcourons plusieurs conceptions de la « forme » (Platon, Aristote, la théorie de la gestalt, Hjelmslev, Greimas) pour comprendre comment elle se donne à saisir et comment elle fait événement pour un centre subjectal et sensible, et pourquoi tout cela implique que les formes soient imparfaites pour être saisissables. Nous évoquerons à cet égard deux types de situations sémiotiques où les formes apparaissent instables et relatives à une subjectalité : celle de l’analyse sémiotique, inspirée de Hjelmslev et Greimas, et celle des confrontations entre des Umwelten et des formes de vie. L’instabilité de la forme est alors imputée, selon le cas, soit aux changements de points de vue dans le processus d’analyse, soit à un acteur quelconque, centre subjectal des formes de vie, confrontées les unes aux autres (superposition, alternative, conflit, etc.). L’avènement de la forme s’enracine alors dans les composantes anthropologiques et bio-sémiotiques de la construction de la connaissance et de la signification.

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Publié-e

2021-01-25